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Salle de stérilisation

La salle de stérilisation est un élément essentiel d’une unité d’endoscopie. Ce problème n’est pourtant pas dans la plupart des cas correctement résolu. Le plus souvent, les unités d’endoscopie stérilisent leur matériel au voisinage immédiat de la salle d’examen dans des de conditions inadéquates. Il est nécessaire d’organiser une salle spécialement réservée à la décontamination du matériel et à son stockage. La stérilisation du matériel étant une nécessité absolue et elle doit être réalisée dans de bonnes conditions. Outre le risque infectieux, il y a un péril de détérioration prématurée d’un matériel très coûteux. Tout le matériel endoscopique moderne, rigide ou souple et les accessoires doivent pouvoir êtres totalement immergés. Les consignes actuelles, inspirées par les problèmes de lutte contre les virus HIV, sont d’immerger le matériel pendant 20 m après chaque examen. Le matériel doit ensuite être rincé à l’eau stérile, puis, séché et stocké.

Le matériel à usage unique

Il est privilégié, mais cela n’est pas toujours possible.
Les pinces de fibroscopie, les cathéters d’aspiration, le matériel de prélèvement, les prothèses sont à usage unique.

Le matériel autoclavable

La plupart des endoscopes rigides avec leurs optiques et accessoires peuvent subir sans dommage un traitement autoclave. L’inconvénient est le temps de traitement et donc la nécessité de posséder une instrumentation en plusieurs exemplaires.
Le matériel, en particulier les optiques doit être placé dans des boîtes spéciales qui les protègent lors des manipulations.

Le matériel non autoclavable

Dans notre centre d’endoscopie, nous avons développé une chaîne de stérilisation pour le matériel non autoclavable.

Les endoscopes ne quittent jamais un panier particulier, dans lequel ils sont protégés des heurts.

Ces paniers sont immergés successivement dans un bac de nettoyage, un bac de stérilisation, un bac de rinçage à l’eau stérile, puis une étuve de séchage.

Dans le premier bac, le nettoyage est manuel, puis dans le bac contenant de l’acide péracétique, une circulation mécanique permet une décontamination des conduits opérateurs.

En fin de chaîne, les endoscopes, toujours dans leurs conteneurs sont emballés sous sacs stériles et stockés dans un meuble de rangement.

Des chariots spéciaux adaptés à la taille des conteneurs permettent de transporter 3 paniers stériles en salle d’endoscopie.

L’utilisation de machine à laver simplifie les étapes de décontamination, mais ne dispense pas de la première étape de nettoyage.

La traçabilité

La traçabilité est un concept issu de celui de l’assurance-qualité apparu dans les structures de soins depuis une dizaine d’années.

Il sous-entend que tout acte réalisé dans une unité de soins doit être décrit en détail et consigné sur support papier et informatique afin de pouvoir, en cas d’enquête, amener la preuve que tous les éléments de la chaîne qui ont permis sa réalisation ont été scrupuleusement respectés, en accord avec les protocoles et procédures en place et validés par les autorités compétentes.

Dans une unité d’endoscopie bronchique la traçabilité s’applique à plusieurs niveaux, celle des actes concernant le patient, les dispositifs médicaux, l’entretien des locaux et de l’évaluation de la qualité des actes réalisés dans l’unité.


- Traçabilité des actes concernant le patient

Concernant le patient lui-même, les éléments suivants sont indispensables avant la réalisation de tout acte, nom et prénom, date de naissance, date d’hospitalisation, appellation du service d’accueil, n° d’hospitalisation, n° de dossier, médecin prescripteur de l’acte, consentement éclairé signé par le patient et fiche de classification du risque concernant la maladie de Creutzfeld-Jacob remplie et signée par le médecin prescripteur.

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Protocole (Traçabilité concernant le patient)



Concernant l’acte à proprement parler, les renseignements suivants seront colligés et consignés sur support papier à valeur médicolégale, qui sera mise dans le dossier du patient, ainsi que sur informatique et support papier à conserver dans l’unité où l’acte a été réalisé.

On note l’appellation du local où se déroule l’acte, le nom de l’opérateur, de l’anesthésiste (en cas d’anesthésie générale), et des personnels paramédicaux en salle (infirmières anesthésistes et de bloc opératoire diplômées d’état).

On note encore la date et les horaires d’entrée et de sortie de salle, le type et le protocole d’anesthésie (locale ou générale), la description et le compte-rendu de l’examen, et les types de prélèvements effectués.

On relève également le n° de lot de stérilisation des dispositifs médicaux stérilisables (tubes rigides, pinces…), le n° d’identification des dispositifs médicaux non stérilisables mais désinfectables qui font l’objet d’un marquage particulier (fibroscopes souples) et le n° de lot des dispositifs médicaux implantables (prothèses endotrachéales ou bronchiques).


- Traçabilité des dispositifs médicaux

Tout acte touchant aux dispositifs médicaux relève de procédures et de protocoles validées par les autorités compétentes.

On y trouve essentiellement des consignes concernant la traçabilité de la désinfection et la stérilisation des dispositifs médicaux. Ces derniers sont divisés en deux groupes, dispositifs médicaux stérilisables (autoclavables) et non stérilisables mais désinfectables (non autoclavables).

Pour les dispositifs médicaux stérilisables, la traçabilité se résume au n° de lot de stérilisation et de la date de péremption de la procédure assurée par la stérilisation centrale de l’Hôpital. Il n’existe pas à ce jour de possibilités de marquage en série des dispositifs médicaux comme les bronchoscopes rigides et leurs accessoires.

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Protocole (Traçabilité des dispositifs médicaux)



Pour les dispositifs médicaux non stérilisables comme les fibroscopes, la traçabilité de la désinfection est assurée sur support papier.

On y retrouve pour chaque fibroscope utilisé, l’étiquette du malade, le nom du médecin opérateur, celui de la personne assurant la désinfection, le numéro du fibroscope, la procédure de désinfection réalisée, la date et l’heure de début et de fin de la désinfection.

À la fin de celle-ci, le fibroscope est rangé horizontalement dans un récipient adapté sur lequel une étiquette mentionnant le n° de l’appareil, et la date et l’heure de la fin de la désinfection. Le type de marquage des endoscopes ne fait actuellement pas l’objet d’un consensus. Nous utilisons des bagues métalliques gravées.

Nous utilisons des bagues métalliques gravées.

En cas de désinfection automatique avec un lave endoscope, l’appareil délivre un ticket sur lequel est mentionné le n° de l’endoscope, le type de procédure utilisé, et la date et les horaires de début et de fin de la désinfection.

Tous les autres dispositifs médicaux, comme l’autoclave, les moniteurs vidéo, les caméras, les générateurs de lumière froide et laser font l’objet d’une surveillance et d’une maintenance assurée par le personnel du service ou bien des personnes extérieures comme des ingénieurs du service biomédical de l’Hôpital ou bien les fabricants de dispositifs médicaux eux-mêmes. Tous ces actes font également l’objet de traçabilité sur support papier.


- Traçabilité de l’entretien des locaux

L’entretien des locaux est également régi par des protocoles et des procédures.

Sur support papier, on doit pouvoir retrouver par qui, où, quand et comment l’entretien a été effectué et avec quelle périodicité.

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Protocole (Traçabilité des locaux et des actes)




- Traçabilité des procédures d’évaluation de la qualité des actes effectués dans le service

Des prélèvements des eaux de lavage des endoscopes, des filtres de rinçage et des bacs de lavage sont régulièrement effectués par le personnel du service ou par celui du service d’hygiène ou du service d’assurance qualité de l’Hôpital.

Il existe en plus des procédures d’évaluation de l’entretien des locaux et du matériel.

La pharmacie centrale assure de façon périodique un contrôle des dates de péremption des dispositifs à usage unique, tels que, les endoprothèses.

Tous ces contrôles font l’objet d’une traçabilité, toujours effectuée sur support papier.

 
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