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Résection

Lorsque la tumeur a suffisamment réduit de volume la résection peut débuter. Il n’est pas nécessaire de modifier sensiblement les réglages de l’appareil. La destruction tumorale est obtenue simplement en rapprochant l’extrémité de la fibre d’une zone colorée (un saignement par exemple), puis en déplaçant le point d’impact par chevauchement à partir des zones carbonisées vers les lésions à détruire. En cas de carbonisation, il faut être extrêmement prudent, car la nécrose obtenue est très rapide et peut en quelques impacts atteindre plusieurs millimètres.



Si la puissance est trop élevée, un dégagement de fumée trop important pose des problèmes. Celle-ci ne peut s’évacuer rapidement et peut entraîner une toux difficile à contrôler. Avec un fibroscope, même en aspirant continuellement, l’accumulation de fumée peut être très gênante. Sous anesthésie générale, l’aspiration continue par un cathéter est suffisamment efficace, et il n’y a alors pratiquement pas de fumée dans le champ opératoire. Le mode discontinu est choisi pendant tout le traitement, car il permet entre chaque impact de juger l’effet du traitement. Si l’appareil est en mode automatique, il y a suffisamment de temps entre chaque impact pour apprécier s’il est nécessaire d’interrompre la résection.

Les fabricants d’appareils fournissent des appareils informatisés qui donnent des listes des puissances utilisées, du nombre de joules (puissance x temps) fournis, ce qui ne signifie rien si ces informations ne tiennent pas compte de la distance du point d’impact. L’extrémité de la fibre peut être placée très près du champ opératoire à moins d’1 mm ou éloigné jusqu’à 1 ou 2 cm, selon que l’on veut obtenir un effet de vaporisation ou de coagulation. Le plus important est l’appréciation des effets par l’endoscopiste tout au long du traitement.

L’optique rigide peut rester longtemps propre si elle est placée en retrait dans le bronchoscope et qu’un cathéter aspire en permanence sang, sécrétions et fumées au contact du champ opératoire. L’extrémité de la fibre laser ne doit jamais être en contact avec les tissus car il y a alors un risque d’obstruction du système de refroidissement qui peut être néfaste à la fibre. Si l’on utilise un fibroscope, avant chaque réintroduction de la fibre, il faut rincer le conduit opérateur avec quelques cm2 de sérum physiologique. La zone de traitement est également souvent lavée au sérum physiologique, parfois adrénaliné en cas de saignement trop important.

 
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